Des danses vers la démocratie / Nathalie Yokel / Dominique Rebaud - Camargo

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Des danses vers la démocratie,

Un regard sur deux décennies de la compagnie Camargo – Dominique Rebaud

par Nathalie Yokel, textes introductifs de Dominique Rebaud et Arnaud Sauer, 88 pages, 80 photos en couleurs et 53 en N et B, 17 x 25 cm, édité à compte d’auteur, Fontenay aux roses, Octobre 2012, 8 €.

En vente auprès de  la compagnie Camargo, L’association chorégraphique, 4, rue la Boissière, 92260 Fontenay aux roses.

 

Vingt ans sans relâche au service de l’art de Terpsichore, ça se fête, notamment par l’édition d’un livre-anniversaire : l’occasion de retracer son parcours, d’analyser sa démarche, de faire le point sur toutes les voies qui s’ouvrent encore sous ses pas… C’est ainsi que Dominique Rebaud  a demandé à Nathalie Yokel de jeter un regard sur son parcours vers un art qu’elle s’est efforcé de rendre toujours plus démocratique, s’engageant à faire en sorte qu’il devienne de plus en plus accessible à l’autre, aux autres.

Dominique Rebaud est en effet un personnage un peu à part dans ce milieu un peu particulier où chacun cherche à briller de mille feux, à tirer la couverture à soi ; son charisme, sa générosité, son besoin de faire participer le plus grand nombre l’ont conduit sur une voie différente, et si elle est devenue chorégraphe, si elle a tenté de réunir tous les arts ensemble sur un même plateau, c’est bien pour faire découvrir et partager avec les autres son ressenti envers un art ou, plutôt, un ensemble de disciplines artistiques qui ont enrichi sa carrière et qui ont été le fil conducteur de sa vie durant plus de vingt ans.

Tout commence dans sa Catalogne natale où elle s’entiche pour la Sardane, une danse traditionnelle locale qui va la mener tout droit vers la danse moderne qu’elle aborde à Lyon sous l’égide de Marie Zighera et de Lucien Mars avant d’entamer des études de lettres à Paris en 1976. C’est là qu’elle rencontre tous ceux qui formeront le G.R.T.O.P., cellule de création dirigée par Carolyn Carlson, puis le CNDC dirigé par Alwin Nikolaïs où elle fera d’ailleurs ses premières armes. Tout ira alors très vite : naissance du groupe Lolita où l’on voit apparaître son goût pour le métissage de l’art de la danse avec les autres arts et où elle manifeste son rejet de l’abstraction au profit du besoin de raconter des histoires… 1993 verra la naissance de la compagnie Camargo avec une de ses pièces les plus célèbres, La gardienne d’oies, qui marque son retour à la littérature et, surtout, la création d’une danse tournée vers les jeunes. Son voyage à Séoul en Corée lui ouvrira de nouvelles portes qui la conduiront peu à peu vers le hip-hop, Suresnes cités danse et, même, l’Opéra de Paris !

Son souhait « d’emmener la culture là où elle n’est pas » la conduira à créer en 2005 « l’Association chorégraphique », une structure d’accueil et, aussi, un laboratoire permettant à des artistes de tout poil de se rencontrer et de dialoguer pour mettre en commun, dans un même élan, diverses pratiques, devant aboutir à l’émergence de nouvelles formes artistiques, comme ces « danses partagées » dont les auteurs assument les singularités mais dont les spectateurs sont parfois aussi les acteurs. Et de laisser la conclusion à Séverine Adamy, l’une des danseuses de la compagnie : « La danse se vit intimement puis se partage, s’offre, s’échange au gré des magnifiques rencontres humaines et artistiques des Parcours ».

J.M.G.

Des danses vers la démocratie / Nathalie Yokel / Dominique Rebaud - Camargo / Octobre 2012

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