Jean-Christophe Maillot / D'une rive à l'autre / Jean-Marie Laclavetine

Jean-Christophe Maillot, d'une rive à l'autre 

 

 

Par Jean-Marie Laclavetine, ouvrage bilingue (français et anglais), 168 pages, 150 photos pour la plupart en couleur, relié sous jaquette, 25 x 29cm, Somogy éd., Paris, Mars 2009, 35 €.

ISBN 978-27-572-0198-5

 

Voilà un ouvrage qui était attendu avec impatience par les aficionados de la danse classique. Jean-Christophe Maillot est en effet un des rares - et aussi un des derniers - chorégraphes français à perpétuer, avec beaucoup de bonheur, la tradition du ballet classique. Aussi était-il juste qu’un hommage lui soit rendu à l’heure où il se trouve au sommet de son art.

C’est un accident malheureux qui conduisit le jeune danseur du ballet de Hambourg à s’essayer à la chorégraphie. Nous nous retrouvons à Tours au début des années 80. Le chausson était à son pied : très vite l’artiste s’y sentit parfaitement à l’aise, bénéficiant alors de la complicité de son père. Son énergie, son charisme, sa curiosité insatiable, son intelligence subjuguèrent son entourage : à 23 ans, Titoyo - c’était son surnom à l’époque - crée sa compagnie après avoir bourlingué sur toutes les grandes scènes internationales comme soliste chez Neumeier. Au fil des ans, son style s’affirme, sa réputation aussi. Sous son impulsion le petit théâtre municipal de Tours deviendra bientôt Centre Chorégraphique National. Sa connaissance de la musique et de la peinture, son goût très sûr pour tous les arts du spectacle, son audace aussi conduiront très vite Jean-Christophe vers la notoriété. En 1993, il accepte l’invitation de la Princesse Caroline de Monaco. On connaît la suite : Monaco est devenu un des hauts lieux de la danse en Europe. Sous son impulsion également naît le Monaco Dance Forum.

C’est toute cette aventure que nous conte Jean-Marc Laclavetine, ami de longue date du chorégraphe. L’accent, il est vrai, est mis sur les années monégasques, avec des œuvres fétiches comme Roméo et Juliette, Cendrillon, La belle, tous ces contes qui expriment les réalités de la vie, l’amour, la cruauté, la mort…

L’ouvrage est magnifiquement illustré, essentiellement avec des photos de ses dernières œuvres, et c’est peut-être le seul reproche que je ferai à ce livre splendide mais qui, finalement, en relatant moins le passé que le présent, ouvre une fenêtre sur l’avenir.

 

J.M. Gourreau

 

                                     

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