Photographier la danse / Laurent Philippe / Rosita Boisseau / Editions Scala


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Photographier la danse,

par Laurent Philippe et Rosita Boisseau, 158 pages, 125 photos en couleurs et 11 en N et B, broché, 23 x 30 cm, Nouvelles Editions Scala, Lyon, Octobre 2018, 29 €.

ISBN : 978-235988-208-7

Photographier la danse est un art à part entière qui oblige à se remettre sans cesse en question car les tendances et les goûts évoluent sans cesse. Bien peu de photographes s’y livrent pour en faire leur métier car, si la technique est une chose, le résultat, c'est-à-dire l’image qui en résulte, doit posséder des qualités esthétiques qui doivent la rendre plaisante, attrayante pour le plus grand nombre. En un mot, elle doit s’apparenter à une œuvre d’art.

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Plus qu’un portfolio d’images soigneusement sélectionnées relatant quelque 30 années consacrées à la photographie de danse et qui s’avère un véritable panorama de l’art de Terpsichore en France, cet ouvrage consacré à l’art de Laurent Philippe, invite à la réflexion sur les relations qui peuvent se nouer entre le chorégraphe et les spectateurs par photographe interposé, l’image matérialisant la fugitive beauté d’un instant éphémère, la tension intérieure et l’énergie de l’interprète, le reflet de la perception et du ressenti propre de son auteur. Et ce voleur d’images qu’est le photographe devient alors, selon Rosita Boisseau, « le vecteur d’un théâtre de l’illusion où l’immobilité se charge d’une vibration électrique. (…) Paradoxe d’une technique qui fige pour mieux emporter celui qui la regarde ».

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Ce livre rassemble 140 photos réalisées au cours des 25 dernières années. Un choix difficile quand on sait que, dans un tel laps de temps, les goûts changent. Il y a bien sûr le choix personnel du photographe mais aussi celui de tous les acteurs de la danse, chorégraphes comme interprètes et, également, de ceux qui gravitent tout autour, en particulier les personnes chargées de la promotion et de la communication. Laissons Rosita Boisseau conclure : « Icône éternelle, la photo de danse ? Parfaitement. Elle saisit, cerne, détache du contexte et, dans la foulée, met sur un piédestal, sanctifie, idéalise… Elle met le mouvement et l’interprète hors de portée. Un rêve prend corps et la danse accède à l’éternité ».

J-M. G.

 

Photographier la danse / Laurent Philippe / Rosita Boisseau / Editions Scala / Octobre 2018

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