Violette Verdy / Florence Poudru / Dominique Delouche / Editions du CND

Violette Verdy

, par Dominique Delouche & Florence Poudru, 192 pages, 32 Illustrations en N et B et 7 en couleur, 12,5 x 24,5 cm, relié, éd. Centre National de la Danse, Coll. Parcours d’artistes, Paris, Décembre 2008, 35 €.

 

 

 

ISBN : 978-2-914124-36-2

 

 

De son vrai nom Nelly Guillerm, Violette Verdy  partagea sa carrière entre la France et les Etats-Unis, pays où elle passa 18 ans auprès de Balanchine et de Robbins avant de prendre la direction de la Danse à l’Opéra de Paris, succédant à Raymond Franchetti en 1977. Mais cette élève de madame Rousanne et de Victor Gsovsky débuta sa carrière chez Roland Petit à l’âge de 12 ans, dans Le Poète. Quatre ans plus tard, on la retrouve dans la compagnie, les Ballets des Champs-Elysées : elle y danse entre autres, Les Sylphides de Fokine et Le Rendez-vous de Kosma, puis Les Forains et Coppélia. En 1949, elle obtient le rôle principal du film Ballerina puis, en 1951, elle apparaîtra dans le film Olivia aux côtés d’Edwige Feuillère. Entre 1950 et 1956, elle dansera en France, en Italie et en Grande-Bretagne, interprétant notamment la jeune fille du Loup de Roland Petit. Elle n’a alors que 20 ans. C’est au cours de ces années que Balanchine la remarque. Mais elle est d’abord invitée aux Etats-Unis par Lucia Chase pour danser Miss Julie de Birgit Cullberg au sein de l’A.B.T. Elle rejoint le NYCB à l’automne 1958 et y devient très vite « Principal », grade qui correspond au titre d’Etoile. Elle y interprète tous le grands ballets banchiniens mais aussi d’autres œuvres comme Medea de Cullberg, La Sylphide de Bournonville ou Nutcracker de Neumeier, ainsi que Dances at a Gathering et In the night de Jérôme Robbins.

Son arrivée à l’Opéra de Paris ne se fait pas sans difficultés. Si elle ne réussit pas à imposer Kenneth MacMillan, en revanche, elle y fait triompher certaines œuvres de Béjart (Life, Boléro, Webern opus V ) et de Balanchine (Les 4 tempéraments, Apollon musagète, Le fils prodigue). C’est sous son égide que Patrick Dupond est nommé Etoile. Considérant toutefois qu’elle n’est pas faite pour diriger la « Grande Maison », elle passe le flambeau à Noureev en 1983.

L’ouvrage se termine par six leçons de danse filmées par Dominique Delouche à des Etoiles à de l’Opéra, à savoir entre autres, Monique Loudières, Isabelle Guérin, Elisabeth Platel, Elisabeth Maurin et Nicolas Le Riche.

 

J.M.G.

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