Abou Lagraa / Dakhla / Voyage baux quatre coins du monde

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Abou Lagraa  :

Voyage aux quatre coins du monde

 

C'est une invitation au voyage et un aperçu de la vie trépidante de trois grandes villes portuaires emblématiques, New-York, Alger et Hambourg, que nous propose Abou Lagraa au travers de Dakhla. Et non - comme on aurait pu le croire - de celle de cette cité elle aussi portuaire du même nom, située sur la côte atlantique du Sahara occidental dans la province d'Oued el Dahab-Lagouira. Car Dakhla, c'est aussi le nom d'un quatuor d'artistes de diverses obédiences, algérienne, libanaise, italienne et sénégalaise, au sein duquel Abou Lagraaa  a retrouvé la coexistence de la danse contemporaine et du hip-hop, caractéristique de son style et de son écriture chorégraphiques. Trois destinations choisies en raison de leur vie trépidante, de leurs différentes cultures, de leur rythmes musicaux opposés, trois portes ouvertes sur le rêve, "trois portes sur lesquelles déferlent des vagues au parfum d'Orient, d'exil et de liberté".

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Photos J.M. Gourreau

 

Les ambassadeurs choisis pour ce périple étaient quatre artistes aussi éclectiques que possible, que tout séparait :  deux danseurs contemporains remarquables, Diane Fardoun et Ludovic Collura, et deux hip-hoppeurs, la frêle Amel Sinapayen et le colosse Nassim Feddal, déferlant d'une énergie communicative. Oserais-je dire que ces derniers ont fait un tabac ? Il est vrai que le chorégraphe leur avait concocté un duo jouant sur leur morphologie et leur étonnante technique, variation qui faisait songer au jeu du chat et de la souris. Un vrai régal. Les thèmes abordés différaient bien sûr selon les villes : vie festive et trépidante du peuple pour New-York, retracée par une gestuelle électrisante ; froideur des allemands de Hambourg qui vivent repliés sur eux-mêmes ; nostalgie très touchante des juifs et musulmans algérois, lesquels évoquaient le souvenir d'avoir pu autrefois danser ensemble... Tout cela avec une économie de moyens calculée et recherchée afin de laisser la part belle à la danse. Un univers de contrastes qui reflète la vaste palette scripturale d'Abou Lagraa et l'éclectisme des danseurs, chacun ayant apporté sa personnalité à un édifice qui reflète le brassage et l'hétérogénéité de ses populations, apanage des cités démesurées.  

J.M. Gourreau

Dakhla / Abou Lagraa, Les Gémeaux, Sceaux, 8 & 9 décembre 2017, dans le cadre du Festival Kalypso.

 

Abou Lagraa / Dakhla / Sceaux / Décembre 2017

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