Ballet de l'Opéra de Lyon / B. Millepied Sarabande / M. Marin Grosse fugue / Une bien belle compagnie

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Sarabande / Benjamin Millepied

Ph. J.M. Gourreau

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Ballet de l’Opéra de Lyon : 

Une bien belle compagnie

 

L’une des missions du Centre National de la Danse est, entre autres, celle de présenter au public le travail de certains danseurs et l’élaboration d’un ballet. C’est dans ce cadre que se produisent actuellement quelques uns des membres du prestigieux Ballet de l’Opéra de Lyon à Pantin. Un programme judicieusement composé de deux parties bien tranchées, la première montrant les artistes dans leur travail quotidien, la seconde présentant quelques extraits d’œuvres abouties, ce dans l’optique de mettre en valeur tant les atouts des danseurs que l’éclectisme de la compagnie.

Première pièce inscrite au programme, la Sarabande de Benjamin Millepied, créée en 2009. Ce ballet en sept séquences sur la Partita pour flûte seule de Bach et les sonates N° 1 et 2 pour violon seul du même compositeur est une œuvre de virtuosité de très grande fraîcheur et, surtout, d’une grande élégance, dans laquelle les quatre danseurs montrent leur joie de danser et leur ivresse de liberté au travers d’un enchaînement de figures - des sauts en particulier - d’une virtuosité époustouflante: leur légèreté toute aérienne, leur aisance et leur musicalité sont à tel point remarquables qu’elles distillent un réel parfum de bonheur aux spectateurs. Ce qui n’est pas étonnant si l’on se souvient que ce jeune chorégraphe de 35 ans est l’auteur des variations du film Black Swan qui, en 2009, ont rendu Natalie Portman célèbre dans le monde entier.

A l’inverse, Grosse fugue de Maguy Marin est une pièce pour quatre danseuses, tout aussi abstraite, moins virtuose peut-être mais aux enchaînements tout aussi rapides et d’une musicalité tout aussi grande: ce sont en effet les coups d’archet du quatuor à cordes éponyme de Beethoven qui déclenchent les attaques des danseuses dans des mouvements pleins de fougue, voire de violence, d’apparence désordonnée mais parfaitement maîtrisés. Les corps animés par une passion dévorante vibrent sous les accents déchirants des cordes du violon, entamant une suite de danses éperdues jusqu’à l’épuisementdes danseurs. Une œuvre de 2001 entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon en 2006 et parfaitement maîtrisée par ses interprètes actuels.

J.M. Gourreau

Sarabande / Benjamin Millepied et Grosse fugue / Maguy Marin, Ballet de l'Opéra de Lyon, CND Pantin, 4 et 5 décembre 2012.

Grosse Fugue / Maguy Marin

Photos J.M. Gourreaumarin-m-grosse-fugue-06-ballet-de-l-opera-de-lyon-cnd-pantin-04-12-12.jpg marin-m-grosse-fugue-04-ballet-de-l-opera-de-lyon-cnd-pantin-04-12-12.jpg

B. Millepied / Sarabande - M. Marin / Grosse fugue / CND Pantin / Décembre 2012

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