Blanca Li / Elektro Kif / Plus speed, tu meurs...

Elektro Kif - Photos J.M. Gourreau

Blanca Li :

 

Plus speed, tu meurs…

 

Pince sans-rire, exubérante, boute en train, elle semble toujours courir après le temps. C’est cependant comme ça qu’on l’aime ! Sa dernière création ? A son image. Du vif argent ! Electrisée et électrisante. Plus jeune que jamais. Et dans un style que l’on ne lui connaissait pas encore. Il faut dire que Blanca Li à goûté à toutes les formes de danse urbaine. Mais, toujours en quête de nouveauté, ses pas l’ont amenée du côté de Pontdorly, près de Rungis. C’était en 2006, dans une discothèque dans le vent, le Métropolis. Une bande de copains s’essayait à une nouvelle danse, la « tecktonic », qui, d’emblée, la séduisit. Depuis, ce nouveau style a été rebaptisé « danse électro ». Un nom qui veut bien dire ce qu’il veut dire. Une danse très jeune qui, à l’inverse des autres danses de rue, se caractérise par une gestuelle plus fine et plus travaillée dans le haut du corps, au niveau des bras notamment. Ce qui lui confère davantage d’expressivité, de lyrisme, de poésie. Toutefois son rythme effréné ne donne aucun répit aux danseurs.

Lorsque la chorégraphe les a découverts se défiant dans des joutes amicales, ils n’étaient encore que des amateurs. Un travail acharné leur a apporté le sens du théâtre et de la mise en scène ; et, dans le même temps, elle a, par son exigence, affiné leur technique. Deux d’entre eux se dirigent désormais vers le conservatoire.

Sa dernière création, Elektro kif, est nourrie de ce style. Au service d’une histoire. Celle de huit jeunes, un jour, à l’école. Des jeunes comme presque tous les autres, pour lesquels le lycée est un passage obligé, voire une contrainte. Mais, aussi un lieu de rencontres où se fomentent des histoires, des jeux, où se dessinent des individualités, où naissent amitiés, hostilités, bagarres…Ces sentiments, les danseurs les expriment librement, par le geste et la parole, avec un parfait naturel, même si, parfois, débordant d’enthousiasme, ils semblent sur des charbons ardents. Ils ont le rythme dans le sang et l’art de faire naturellement des nœuds avec leur corps. Leur joie communicative, leurs facéties, leurs plaisanteries font plaisir à voir. Leur insouciance, leur poésie aussi donnent chaud au cœur, nous rappelant le temps où nous avions leur âge. Leur connivence avec la chorégraphe semble réelle. Et l’on en vient à se demander s’ils ne se sont pas aussi amusés qu’elle en cherchant à nous distraire…

J.M. Gourreau

Elektro Kif

/ Blanca Li, Colombes, L'avant-scène, Décembre 2010.

Prochaines représentations :

- Suresnes (dans le cadre de Suresnes cités danse) : 18 et 19 Janvier 2011,

- Sens, Théâtre Municipal : 19 Mars 2011,

- Alfortville, Pôle Colturel, 8 Avril 2011,

- Saint-Omer, Centre culturel Daniel Balavoine d'Arques, 22 Avril 2011.

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