Marco Berretini / Si, Viaggiare / Rencontres du 3ème type

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Photo Melk Prod

Marco Berrettini :

 

 Rencontres du 3ème type

 

 

L’idée était séduisante, la réalisation un peu moins… Pourtant, tout avait bien commencé, le sujet - à savoir la rencontre avec l’étranger, celui qui nous est totalement inconnu - se prêtant à de nombreux développements. Marco Berrettini aborda ce thème d’une manière aussi originale que grandiose en faisant atterrir neuf personnages en tenue de cosmonaute, tous venus d’horizons différents, sur une planète à peine plus grande que celle du Petit Prince de Saint-Exupéry. Qu’allait-il bien se passer ? Ignorance au début puis prise de conscience, regards en coin, furtifs, mains qui se tendent, palpent, examinent, attrapent, étudient, enlacent, découvrent le corps de l’autre, testent ses réactions, recherchent le contact charnel… Les casques tombent petit à petit en même temps que les barrières. On assiste alors bien vite à la naissance de l’amour mais aussi de la haine et de la solitude. Des clans se forment et, avec eux, la nécessité de dominer. Jusqu’ici, rien que de tout à fait normal, prévisible. La prise de parole envenimera toutefois les choses. Les rapports seront plus directs, amers, caustiques même.

Dès lors, tout dérape. La folie s’empare des corps. Rien n’est plus lisible. L’univers devient chaotique, déjanté, confus, à l’image des réseaux sociaux exacerbés par internet. Plus de communication directe, plus de vie sociale. C’est la tour de Babel, le chacun pour soi, la perte du contact, le renfermement sur soi-même, le déni du lyrisme et de la poésie. Il est dommage que le chorégraphe ait déversé tout cela pêle-mêle sur la scène, le jetant en pâture au public. Une lueur d’espoir tente bien de poindre de temps à autre mais elle est vite réfrénée par le délire et la démence des hommes.

J.M. Gourreau

 

Si, Viaggiare / Marco Berrettini, Théâtre de la Bastille, Octobre 2011, dans le cadre du Festival d’automne à Paris.

Viaggiare / Théâtre de la Bastil Marco Berretini / Si

Commentaires (2)

1. Marco Berrettini 25/10/2011

Cher Monsieur J.M. Gourreau, j'ai lu votre article sur nôtre spectacle avec interet. Je ne suis pas d'accord avec vôtre deuxième passage, ou vous parlez de la folie qui s'empare des corps, mais je dois admettre que la fin du spectacle nous a posé problème pendant longtemps et nous y avons travaillé chaque jour pendant les representations à la Bastille. Je ne sais pas quel jour vous êtes venu. Un spectacle...pas tout à fait fini, peut parfois sembler vouloir prendre la position de la folie, mais soyez rassuré que nous defendons fermement l'idée que, avec un certain effort et exercice, nous pouvons changer nos vies, en mieux. Bien à vous, Marco Berrettini pour *MELK PROD.

2. JohnBeckham 24/12/2011

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