Michael Clark / New work 2012 / Peut mieux faire...

Michael Clark : 

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Photos H. Glendinning

 

 

 

Peut mieux faire…

 

 Michael Clark n’est pas un inconnu des cristoliens (habitants de Créteil), sa première prestation le 15 octobre 2009 ayant été saluée comme un évènement. Son énergie époustouflante, sa danse extravagante mi-classique, mi-contemporaine fréquemment appuyée sur des rythmes pop-rock, l’ont fait surnommer "l’enfant terrible de la danse londonienne". On attendait donc avec beaucoup d’impatience son retour. Mais l’œuvre présentée, New work 2012, une création en deux parties sur une dizaine de musiques différentes, laisse un peu les spectateurs sur leur faim, du fait de son manque de cohérence essentiellement. Certains passages cependant sont à la hauteur de ce que l’on peut attendre de ce diable d’homme : mise en scène soignée, chorégraphie forçant l’admiration, énergie fabuleuse des danseurs mais la sauce ne parvient pas à prendre malgré l’excellence des ingrédients qu’elle contient. Il faut dire, comme l’explique le programme, que l’œuvre résulte d’un travail collectif, donc d’un collage, qui plus est réalisé en plusieurs temps, d’où son manque d’unité. De même, le chorégraphe a fait appel à deux compositeurs d’esprit et de styles différents : le premier, Scritti Politti lui a inspiré une chorégraphie  un peu mièvre, composée d’une alternance de soli, duos, quatuors et ensembles classiques trop sages mais fort beaux quant à leur architecture et leur composition, donnant cependant l’impression d’une certaine répétitivité. Partie très courte qui tranche cependant avec la seconde, plus conséquente mais toujours aussi décousue, sur une musique du duo britannique Relaxed muscle : beaucoup plus énergique, elle convient toutefois mieux à son tempérament. Il n’en demeure pas moins que, sur le plan purement chorégraphique, l’œuvre est émaillée de trouvailles chorégraphiques fort originales, parfois un peu acrobatiques, souvent difficiles à exécuter si ce n’est par des danseurs de haut niveau rompus aux techniques classiques. Bref, une œuvre bien léchée, visiblement réalisée autant pour montrer son savoir faire que pour plaire à son public.

J.M. Gourreau

 New work 2012 / Michael Clark / MAC Créteil, 22 au 24 novembre

Michael Clark / New work 2012 / MAC Créteil / Novembre 2012

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