Sara Baras / Voces / Un flamboyant spectacle

Sara baras 5..Sara baras 4
.

.
.Photos Peter Müller
.
.
.
.

Sara baras 01

                          

Sara Baras :

Un flamboyant spectacle

 

C'est désormais une habituée du Théâtre des Champs-Elysées sur la scène duquel elle revient pour la 9ème fois depuis 1996. Toujours avec le même succès. Après Sabores (2005), Carmen (2007), A propos de Sara (2009), La Pepa (2012), voici, en création mondiale, Voces, un vibrant hommage de Sara Baras aux plus grands artistes de flamenco de ces dernières décennies, tout particulièrement ceux qui ont grandement influencé sa carrière, qu’il s’agisse de Carmen Amaya, Antonio Gades, Paco de Lucia, Moralto, Enrique Morente ou Camaron de la Isla. Une œuvre d’une force étonnante dans laquelle la "Belle de Cadix" au tempérament de feu et d’acier révèle à nouveau un zapateado éblouissant, ses pas glissant sur le sol tout en le martelant et en le faisant vibrer d’une manière jamais égalée. Si cette prouesse s’avère le clou du spectacle, il n’en reste pas moins que cette artiste envoûte par sa prestance, son port altier, sa sensualité, sa fougue, ses déhanchés et son énergie flamboyante, ainsi que par son bracero (port de bras) captivant. Toutefois, qui trop embrasse, mal étreint, dit le proverbe, et il ne faudrait pas qu’elle tombât dans l’excès contraire, galvanisée par un public acquis à sa cause et qui en demande toujours davantage, au risque de perdre de l’authenticité, ce qui m’a semblé être à certains moments le cas. En effet, sur le plan technique, tout est parfaitement et minutieusement réglé, d’une précision d’horloge suisse. Mais sa fougue et son entrain masquent un tantinet son âme et rendent les sentiments qu’elle cherche à exprimer un peu artificiels, malgré le soutien sans faille de sa compagnie et de son complice de la première heure, le cordobes José Serrano.

Si Voces est un spectacle glorifiant quelques danseurs d’un passé révolu, c’est aussi et surtout un vibrant hommage, comme l’indique son titre, à certaines des grandes voix qui ont fait la grandeur du flamenco, tel Santana de Yepes dont le timbre « caresse le plancher du bout de son talon et puis frappe, animé par la force de son âme », Paco de Lucia qui cherche sa drogue ou son apaisement dans la mer, Antonio Gades pour lequel la danse est le seul moyen d’exprimer ses états d’âme, Enrique Morento prônant la liberté de l’expression et de l’art au travers de la danse, et Camaron de la Isla qui exprime la douleur de l’amour et l’amour dans la douleur.

Tous ces artistes ont été servis par les trois voix d’une profondeur incommensurable du Sara Baras Grupo Flamenco (Rubio de Pruna, Miguel Rosendo, Israel Fernández), ainsi que par les six danseurs du corps de ballet. Un spectacle qui aurait pu être parfait si les techniciens de la compagnie n’avaient pas poussé la sono à fond…

J.M. Gourreau

Voces / Sara Baras, Théâtre des Champs-Elysées, Paris, du 22 décembre 2014 au 11 janvier 2015.

Sara Baras / Voces / Théâtre des Champs Elysées / Décembre 2014

Commentaires (1)

1. deleria (site web) 15/09/2015

de una parte como de la prestacion sone siempre ante de cer de una reparticion original decir como de una educacion consuiste de un sistema de manera profesional la litaratura en de un presume de donde de una informacion de un objebto casi en fine visualiza del levante de cer de una profesion del arte flamenco en fine la destrucion consiste de cer de un cricterio del objectivo sobre de una educacion la profesion celebra de una calidad original de una bailaora del flamenco sobre de sara baras consiste de una iniciativa diplomacia del primer pasaje social la vista decir informa de un estudio del clases sobre de una reparticion profesional

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau