S. Barbedette & S. Barsacq / Albin Michel / Novembre 2016

Bakst, des Ballets russes à la haute couture / M. Auclair, S. Barbedette & S. Barsacq / Albin Michel / Novembre 2016

Couv bakst

Bakst 004Bakst 001Bakst 002

            Costume pour le Dieu bleu                                   Costume de la Belle au bois dormant                                  Costume d'Ida Rubinstein pour Salomé

Bakst, des Ballets russes à la haute couture 

Par Mathias Auclair, Sarah Barbedette & Stéphane Barsacq, avec la contribution de Marina Egidi, Laurent Guido, Stéphane Tralongo et Christiane Rancé, 192 pages, 85 illustrations en couleurs et 28 en N &B, 22 x 27 cm, relié, éd. Albin Michel, Paris, Novembre 2016, 39 €.

ISBN: 978-2263-2152-7.

 

Tous les ballétomanes connaissent Léon Bakst (1866-1924) pour ses splendides costumes et décors dans de nombreux ballets de Diaghilev. En fait, ce n'est qu'une des nombreuses facettes de son immense talent. Savent-ils par exemple que ce décorateur a contribué non seulement à révolutionner l'art du ballet mais qu'il était aussi virtuose dans la peinture et les arts décoratifs que dans la haute couture ? C'est à l'occasion du 150ème anniversaire de sa naissance que l'Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France se sont associés pour fêter le talent de cet artiste par une splendide exposition à la bibliothèque du Palais Garnier-musée de l'Opéra* et par un ouvrage de référence servant aussi de catalogue à cette exposition. Cet ouvrage se veut un portrait exhaustif de ce peintre qui a formé Chagall, influencé Bérard ou Marie Laurencin et qui fut l'ami de Picasso, Matisse et Modigliani dans le domaine de la peinture, Debussy et Ravel dans celui de la musique, Cocteau, Proust et Nabokov dans celui de la littérature.

Bakst 006Bakst 003Cocteau par bakst

Les 7 anneaux pour La Belle au bois dormant                                              Portrait de Cocteau                                                      Projet de chapeau pour Misia Sert

L'œuvre de Bakst qui a révolutionné toute son époque, inspire encore de nos jours de grands couturiers comme Yves Saint-Laurent - celui-ci s'est en effet référé à Shéhérazade, à Salomé et au Dieu bleu pour sa collection printemps-été 1991 - ou Karl Lagerfeld pour sa collection printemps-été 1994. Selon Jean-Louis Vaudoyer, Bakst a influencé "non seulement le décor de théâtre mais l'ameublement, la toilette, le bibelot, l'article de Paris"... Dans le Figaro du 28 juillet 1916, on pouvait lire: "Il n'est plus un hôtel chic à New York qui n'ait son salon à la Bakst"... C'est tout ce parcours fourmillant d'anecdotes plus truculentes les unes que les autres qui constituera, pour ceux qui n'auront pas eu l'heur de voir l'exposition qui lui est consacrée, un magnifique cadeau pour le fêtes de fin d'année.

J.M.G.

*Bibliothèque-musée de l'Opéra de Paris,