Isadora Duncan au Musée Bourdelle : une sculpture vivante

Soir antique, par Alphonse Osbert, Musée du Petit Palais, Paris

Archives Roger Viollet, Photo ADAGP

Exposition :

 

 

 

Isadora Duncan au Musée Bourdelle :

 

 

Une sculpture vivante

 

 

Pionnière de la danse moderne, Isadora Duncan passa une grande partie de sa vie en Europe, en France en particulier.  Née à San Francisco en 1977, cette artiste extravagante s’installe à Paris au printemps de l’année 1900. Sa première apparition publique eut lieu en 1903 au Théâtre Sarah Bernhardt, abolissant, en quelques pas, le ballet classique. Femme libre s’il en est une, elle prônait la nature, la liberté sexuelle et l’abolition du mariage. Elle se maria néanmoins avec le poète  Sergueï Essenine, son cadet d’une vingtaine d’années. Elle mourut tragiquement à Nice en 1927, étranglée par son écharpe, au volant de sa voiture décapotable.

Sa rencontre avec Bourdelle date de 1903, lors d’un banquet donné à Vélizy en l’honneur de Rodin. Elle deviendra bien vite sa muse et l’inspiratrice de la plupart des œuvres qu’il dédia à cet art. Plus de 300 dessins de ce sculpteur sur cette artiste sont conservés dans ce musée.

 

L’exposition, articulée en 5 volets, s’attache essentiellement aux années qu’Isadora passa en France. Le premier d’entre eux introduit le visiteur dans les salons privés où la danseuse se produisit à ses débuts. Le second présente quelques sculptures, peintures et dessins de Bourdelle et de Rodin, saisissant l’élan vital de sa danse. Le troisième explore la fascination qu’Isadora éprouvait pour la Grèce antique. De nombreuses œuvres de Rodin, Denis, Osbert, Bourdelle, Matisse, Grandjouan et Dunoyer de Segonzac, ainsi que diverses photographies  prises par son frère Raymond ou Edward Steichen évoquent la fascination qu’éprouvait Isadora pour la Grèce antique. Le quatrième volet replace Isadora dans le contexte de la danse à Paris au début du siècle, par le biais de photographies et de dessins : c’est ainsi que l’on peut retrouver la Loïe Fuller et Ruth St Denis, Cléo de Mérode et Ida Rubinstein, Anna Pavlova et les Ballets Russes ou, encore, Nijinsky dans l’Après-midi d’un faune. Quelques courts extraits de films illustrent son style. Ce voyage se termine par des œuvres sculpturales qu’Isadora inspira à Bourdelle, telles le Monument à Falcon, celui au Dr Soca, et les hauts reliefs de la façade du Théâtre des Champs-Elysées.  

 

L’exposition rassemble 35 sculptures, 25 peintures, 150 dessins, 100 photographies, 5 pièces de costumes, ainsi qu’une cinquantaine d’ouvrages divers, manuscrits, affiches, livres et programmes.

 

J.M. Gourreau

 

Isadora Duncan (1877 – 1927), Musée Bourdelle, Paris, 20 Novembre – 14 Mars 2010.

18, Rue Antoine Bourdelle, 75015 Paris, du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Fermé le lundi et les jours fériés.

Renseignements et réservations : 01 49 54 73 91 / 92.

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