Junior Ballet Classique / Conservatoire de danse de Paris / Pas au top dans sa catégorie

Conservatoire de Paris, Junior ballet classique :

 

Pas au top dans sa catégorie…

 

Le Conservatoire National de danse de Paris ne serait-il plus le garant de la tradition classique ? A en juger d’après le programme proposé lors des représentations publiques de décembre, seul le pas de deux de La Belle au bois dormant pouvait justifier de l’appellation « classique ». Une pièce qui n’occupait précisément que 12 minutes sur les 67 de la soirée… Il ne m’a été donné l’occasion de voir que l’une des trois distributions proposées, malheureusement pas au niveau de ce que l’on est en droit d’attendre d’élèves qui vont quitter le Conservatoire, leurs études terminées. C’est d’autant dommage que Noëlla Pontois en personne avait été sollicitée pour remonter ce pas de deux dans la version de Marius Petipa. Si la prestation des deux interprètes était propre et sans réelle bavure, les équilibres de la princesse étaient pour le moins précaires et le manège de grands jetés du prince manquaient de fougue, d’éclat et d’élévation…

La seconde œuvre du programme, In no sense de Nicolas Paul, est une pièce contemporaine qui ne fait que fort peu appel à la technique classique. Ce jeune chorégraphe, qui a déjà plusieurs pièces à son actif, est sujet à l’Opéra de Paris. Créée pour le Junior Ballet Classique, cette œuvre, contrairement à la plupart de ses pièces précédentes plutôt tournées vers l’abstraction, reposait sur un thème, celui de l’enfance face au monde des adultes. Un sujet certes difficile, mais incomplètement maîtrisé.

Fort heureusement pour le public et les interprètes, le troisième et dernier ballet du programme, Esplanade de Paul Taylor, leur seyait comme un gant. Bien que ce ne soit pas non plus un ballet classique au sens propre du terme, cette œuvre, créée en 1975 sur deux concertos pour violon de Bach, l’une des plus connues de ce chorégraphe, est devenue un grand classique. Inspirée par la vue d’une jeune fille qui court pour attraper son bus, elle fait appel à des mouvements naturels dérivés de la danse classique, marche, course et chutes notamment, qui mettent en avant l’exubérance juvénile des interprètes, leur joie de vivre pour la danse, leur légèreté et leur exceptionnelle souplesse. Une pièce enjouée fort bien interprétée dont l’atmosphère communicative faisait oublier le caractère un peu grave et lénifiant de la précédente.

J.M. Gourreau

 

Pas de deux de La Belle au bois dormant / Marius Petipa, In no sense / Nicolas Paul, Esplanade / Paul Taylor, Conservatoire National de Danse de Paris, Décembre 2011.

Junior Ballet Classique / Conser

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