La sagesse du danseur / Dominique Dupuy / éd. J.C. Béhar / 3ème trimestre 2011

 

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La sagesse du danseur, 

par Dominique Dupuy, 102 pages, 10,5 x 20 cm, broché, éd. J.C. Béhar, Paris, 3ème trimestre 2011, 13,50 €.

ISBN : 978-2-915543-39-1

 

 « Et si la pratique d’un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde » ? Ce texte placé en exergue sur la 4ème de couverture de cet ouvrage définit bien les intentions de l’éditeur quant au but et à la signification de la collection Sagesse d’un métier. Mieux que personne, Dominique Dupuy était à même de répondre à cette sollicitation. Cet essai en 7 chapitres répond en effet aux interrogations que tout danseur se pose lorsqu’il danse mais aussi à tout questionnement du spectateur lorsqu’il contemple un danseur, non seulement dans l’exercice de son métier mais aussi et surtout de son art. Dominique danse maintenant depuis 70 ans. Autant dire qu’il a eu largement le temps d’analyser l’énergie et les sensations qui le traversent quand il danse, les raisons et motivations qui le poussent à exercer cet art, les sensations qu’il éprouve lorsqu’il exécute un mouvement ou, inversement, quand il lui arrive de ne plus pouvoir les exécuter. De là à tenter de définir ce qu’est un « bon danseur », il n’y a qu’un pas. Et d’affirmer qu’il n’y a de danse que si la danse émane de l’esprit de celui qui danse. Pour lui, danser, c’est dire ce qui ne se dit pas ou ne peut être dit, c’est aussi la tentation, voire la tentative de vivre son corps autrement, à la découverte d’un univers de gestes résolument autres.

L’analyse fine et détaillée des éléments du corps du danseur sollicités par la danse, le regard qu’il porte sur son propre corps conduisent l’auteur à penser que c’est le danseur qui fait la danse, qu’il est la danse en train de se faire, qu’il est sa danse. Néanmoins, le rôle que jouent certaines parties du corps comme la peau par exemple, qui n’est en fait ni plus ni moins qu’une écoute externe et interne du monde, est extrêmement important. Autre exemple particulièrement aussi judicieux qu’émouvant, celui du rôle de la main qui, d’après l’analyse qu’en fait Dominique, est « une pensée tactile, une bouche muette, une oreille sourde sauf aux vibrations, un œil aveugle… » Une toute autre façon tout aussi pertinente de percevoir ce que sont nos sens !

J.M. G.

La sagesse du danseur / Dominiqu

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