Meg Stuart / The fault lines / Vers de nouveaux horizons

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                                                                         Photos J.M. Gourreau

Meg Stuart, Philipp Gehmacher et Vladimir Miller :

 

Vers de nouveaux horizons

 

 

Manque d’idées pour développer le thème choisi ou volonté délibérée d’en sortir pour convier le spectateur à découvrir d’autres horizons artistiques en se détournant de celui de la danse ? La lecture du titre de l’œuvre semble cependant indiquer la voie choisie par ses auteurs: Fault lines, qui peut se traduire par failles ou ligne de failles, évoque un cheminement suivi de ruptures conduisant vers d’autres voies.

Cette installation pour deux danseurs et un vidéaste débute en effet par la rencontre de deux êtres qui, après s’être observés durant quelques minutes, vont s’étreindre brutalement puis s’empoigner et se battre, comme s’ils étaient animés par une violente haine l’un envers l’autre. Des gladiateurs dans une arène, délimitée au sol par des néons fluorescents, face à un public un peu perplexe... D’autant que le sujet n’entraînera aucun développement, la tempête s’apaisant peu à peu pour faire place à une vision de connivence entre les interprètes, voire d’amitié, à la gestuelle minimaliste, peut-être totalement factice.

La suite des évènements sera du ressort du vidéaste berlinois, Vladimir Miller. Filmant en direct les deux danseurs et renvoyant leur image agrandie sur un écran face au public, sans doute avait-il l’intention de mettre en valeur et d’exacerber les sentiments dont ils étaient animés ? Introspection toutefois peu concluante car le spectateur devait faire de perpétuels allers-retours entre les danseurs en chair et en os dans un coin de la salle et leur image sur l’écran, sur laquelle le vidéaste, par un artifice optique judicieux, superposait des calligraphies ou des dessins qu’il créait en parallèle, mais dont la signification demeurait malheureusement totalement obscure pour les non-initiés…

Bref, une œuvre expérimentale s’éloignant des chemins battus qui, si elle n’apportait pas grand chose sur le plan chorégraphique, avait toutefois le mérite d’ouvrir, sur le plan artistique, de nouvelles voies. 

J.M. Gourreau

 

The fault lines / Meg Stuart, Philipp Gehmacher et Vladimir Miller, Ménagerie de verre, Novembre 2011, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.

Meg Stuart / The fault lines / M

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